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LA LANCIERE , HISTOIRE DE SOLIDARITÉ ET DE FRATERNITÉ 
Créée le 3 février 1909 , approuvée par le Ministère du Travail et parue le même jour au Journal Officiel, la Lancière , mutualité ouvrière et agricole , la société de secours mutuel de Franchesse  va perdurer  pendant de nombreuses années.




Ces sociétés de secours mutuel nées au XVIIIe siècle , tirent leur origine des anciennes corporations .  Ancêtres de nos mutuelles modernes , organisées sur le mode de l'entraide des adhérents ,elles ont été créées à l'origine pour aider les malades , infirmes civils ou de guerre , accidentés de la vie , parfois même les retraités(ées). La Lancière n°152, notre société franchessoise avait chaque année son banquet mais aussi son défilé dans les rue du bourg comme en atteste cette vieille photographie des années 1928-1930 (?) :

On retrouve , en tête de cortège nos deux musiciens Franchessois , Messieurs Gilbert BONNAUD à la vielle et Pierre ALLAUD à la cornemuse , le " berlironneur …
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SALUT L'AMI !



Il y a parfois des femmes et des hommes tellement bien présents dans notre quotidien , tout particulièrement dans les petits villages où tout le monde se connait  , qu'il soient voisins, amis ou simples connaissances , que l'on n'ose imaginer , ne serait-ce un instant ne plus les voir.
Dédé DESPRET vient de nous quitter à l'âge de soixante treize ans le mercredi 27 décembre 2017. Dédé ,Tu viens de nous jouer un tour pendable !

Salut voisin ! ou bien Salut Alex ! Me disait il chaque matin.... Ces banalités vont me manquer.
L'homme était tout sauf banal ; il faut dire qu'il en imposait comme on dit , avec cette voix de "Pavarotti", l'ancien instituteur respecté de ses élèves , bien strict parfois et exigeant professionnellement , mais exigeant , il l'était avec lui même, et derrière cette façade se cachait un homme juste , soucieux de la belle ouvrage. Véritable touche à tout , passionné d'histoire , il était notre référen…
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LE DIABLE Å FRANCHESSE  ET EN BOURBONNAIS
Il y a bien longtemps déjà , Camille Gagnon , folkloriste reconnu , nous rapportait dans ses articles , ces vieilles histoires d'antan , contées par les anciens ,fortes d'une tradition orale riche , transmises de générations en générations. Ces histoires , que les vieillards racontaient lors des veillées , font souvent référence au Diable , et aux péchés capitaux , comme la paresse , l'envie et la luxure et que seule la présence assidue à la messe du dimanche semble être le seul rempart contre le Malin !

Voici donc deux belles histoires de Diable , celle du bouvier qui s’arrête boire des canons à Franchesse , et celle du "berlironneur " embauché par le Diable !
(2) commune de Franchesse



" Le Berlironneur ( joueur de musette ) juché à la pointe de la table avec son lit' de baco ! "









Le bon gros bourgeois , s’enrichissant sur le dos des bounhoumes ( aux origines ancestrales , lorsque la franchise établie en 113…
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HISTOIRE DE CHEMIN

L'état de délabrement avéré de nos chemins Bourbonnais ne date pas d'hier . Déjà  au XVIIe siècle , Abraham Goldnitz , marchand et grand voyageur décrit son voyage effroyable à travers le Bourbonnais , tout comme la nuit qu'il passa à l'auberge du Cheval Blanc de Franchesse , ne fermant l’œil tant il craignait d'y perdre la vie.
Pourtant , les deux demandes ci-dessous , formulées et inscrites aux rapports et délibérations du Conseil Général de l'Allier sont modernes puisqu'elles datent respectivement de 1932 et 1936. Et puis Franchesse aurait du y trouver son compte. Pensez donc , les deux frères Gaume ,Joseph et Alexis , tous les deux conseillers généraux , ( et tous les deux quincailliers ) l'un de Bourbon l'Archambault , l'autre de Lurcy-Lévis, originaires de Franchesse , quelle aubaine!
Il est en bien mauvais état , ce chemin d’intérêt commun n°44 , surtout entre Franchesse et Avreuil ! Le CIC n°44, aujourd’hui D144 prend…
1898 A l'aune d'une  population qui compte environ mille trois cent habitants , l'Annuaire de l'Allier , en cette année 1898 dresse la liste non exhaustive des commerçants , artisans et propriétaires principaux sur notre belle commune. Un bourg bien vivant , où tout ou presque est à disposition, en autarcie indispensable et forcée , tant les moyens de transport et de communication apparaissent comme dérisoires. Bientôt un siècle nouveau , le vingtième, porteur d'espérance et de nouveautés , leur promet un avenir moins laborieux , mais aussi porteur de malheur . Mais cela , ils ne le savent pas encore...
Franchesse en 1898, recense 300 maisons , 303 ménages et 1332 habitants, soit environ 4.5 personnes par maison.
Au niveau des soins médicaux , notre village compte 1 médecin pour 1332 habitants . De nos jours , en pleine problématique de désert médical , le département de l'Allier compte 1 médecin généraliste pour 762 habitants ( environ ).  En cette toute fin …
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ÊTRE MAIRE DE FRANCHESSE SOUS LA SECONDE RESTAURATION ( Charles X )
Entre les dotations de l'Etat qui fondent comme neige au soleil , et jongler avec les dépenses de fonctionnement et d'investissement , il n'est pas tous les jours facile même pour le maire d'une petite commune , d'atteindre l'équilibre. Être maire aujourd'hui est-il plus difficile qu'il y a cinquante ans , un siècle , deux ? Jean-Baptiste Heurtaut , maire de FRANCHAISE, ( Sous la première Restauration on écrivait déjà FRANCHAISE ), bataillait dur , pour trouver l'argent nécessaire et faire face aux dépenses imprévues. Le même Jean-Baptiste Heurtaut , ancien capitaine des grandes batailles napoléoniennes , décoré de la Légion d'Honneur , ( cf mon article sur Jean-Baptiste HEURTAUT ), est contraint de quémander auprès des riches propriétaires de la commune .
La merveilleuse lettre ci-dessous , écrite le 3 mai 1828 par le maire Heurtaut , adressée à un certain Mr SAULNIER d'Ag…
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LA VIEILLE EST MORTE CE MATIN ( nouvelle)
Juin 1946. La vieille est morte ! La vieille est morte ! La Jeanne accourt  à bout de souffle ,  perd un sabot , entre dans la boulangerie : la vieille est morte ! Elle l'avait trouvée là , dans son lit , paisible , et comme seul désordre , un livre tombé au sol dans la grande chambre de la maison. La rumeur se propage comme une traînée de poudre. La vieille , tout le monde la connaissait dans le bourg. Elle était là , intemporelle , faisant partie du décor , une évidence , comme ayant toujours existé , à sa place dans sa grande maison bourgeoise du bourg de Franchesse. Personne ne savait vraiment quand elle était arrivée .
A l'annonce de sa mort , les langues se délient : si c'était pas malheureux cette grande maison pour elle toute seule! Elle a pas d'héritiers , personne vient la voir ! Et puis , on ne s'attarde pas trop sur son sort ; demain dimanche , premier du mois de juin , c'est la foire à la loue , la Saint B…